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Antoine Marchalot

Antoine Marchalot, il est marrant. Ses dessins, ils sont forts. Ce sont peut-être ces deux pensées un peu brouillonnes qui traverseront votre esprit au moment de poser les fanzines du bonhomme. De mon côté, dès la première page de Manuel de Bande, je me disais « Bon dieu c’est fendart ! » . Comme en lisant Cowboy Henk qu’Antoine cite ci-dessous, comme en observant Michael Scott ou en suivant Ultimex, on est assurés de trouver quelques belles tranches de marrade dans chacun des livres de Sire Marchalot et ça aurait été bête que vous ne puissiez jamais en profiter…

Est-ce que tu peux te présenter ?
D’où tu viens ?
Tu fais quoi dans la vie ?
Et quand tu ne dessines pas ?

Je m’appelle grossièrement Antoine Marchalot, fils de Gabriel & de Josette Marchalot. Je suis né à Brest, Bretagne. Maintenant j’habite à Uzerche en Corrèze. Dans la vie, je fais principalement du dessin sous diverses formes : bande dessinée, peinture, et heu,… dessin. Des fois je travaille le bois. Je suis dans un atelier avec des luthières et archetières ce qui me donne l’occasion de travailler avec des outils performants, pour une fois.
Quand je ne dessine pas, il m’arrive de parler avec quelqu’un, faire un repas, regarder les mauvaises herbes dans le potager,… Au printemps j’ai construit un petit but de foot en bois. J’ai toujours pas fini le deuxième. Aussi, avec les copains de Corrèze on fait des résidences, des cantines, des concerts… On a aussi fait un clip pour Rouge Gorge ça va sortir bientôt.

Tu travailles pour l’édition,
la microédition, la presse, la musique…
Peux-tu nous parler des expériences
et publications qui ont marqué
ton parcours ?

Mon premier choc artistique, ça a été de rencontrer les copains d’Arbitraire, quand j’étais en école d’art, école qui manquait justement de chocs. C’est grâce à eux qui je suis arrivé à la bande dessinée indé, de l’imagerie moins traditionnelle genre Dernier Cri, des humours divergents : Pierre La Police, Cowboy Henk (halala le Gang des Donneurs de Chevaux..). C’est aussi avec eux que j’ai eu peut-être mon 2e choc artistique en la découverte de ce lieu magique qu’est le Grrrnd Zero, à Lyon : plusieurs concerts par semaine dans un squat du sud de Lyon, à l’époque où Gérard Collomb n’était pas encore tant connu et tant déjà oublié.
De la musique de plein de genres différents, toujours fascinante, exigeante mais bon marché, des visuels fous sur des affiches collées partout dans la ville…
J’en ai pas profité assez – je réalisais pas encore la chance qu’on avait d’avoir ce lieu, j’étais encore un peu vert. Le Grrrnd Zero, après s’être fait viré, a rouvert plus loin du centre, j’étais déjà parti de Lyon pour Paris.

Et plus spécifiquement de Manuel de Bande et d’Il était une fois ?

Cela représente une partie importante de mon travail : la bande dessinée via les fanzines. Ces fanzines je les vends dans les festivals avec Arbitraire ; c’est un super moyen pour tester des trucs, se forcer à produire régulièrement (j’ai un peu besoin d’être forcé sinon je perds mon temps à faire des buts de foot en bois).
Le Il Était une Fois fait partie d’une série de petits fanzines du même genre, une histoire en quelques pages + une blague hors format à la fin. Comme on pourrait l’imaginer, j’ai écrit l’histoire après avoir trouvé le titre. J’espère que les lecteurs y comprendront quelque chose ; c’est pour ça qu’il y a le Manuel de Bande que j’ai écrit à l’occasion d’une expo au FIBD d’Angoulême en 2020. Grâce à ça vos abonnés pourront enfin piger quelque chose à la bande dessinée.

Tu fais quoi en ce moment ?

Au moment où j’écris ces lignes, avec Margaux Duseigneur, on finit une exposition dans le cadre du Festival BD Colomiers. Pour les travaux au long cours, je travaille sur plusieurs bouquins à la fois : une BD pour enfant pour l’Articho, un recueil des Il Était une Fois chez Arbitraire, un livre pour l’Association, des strips pour Picsou Magazine… Çà fait beaucoup de projets et c’est pour ça qu’il y a rien qui avance.

Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui s’apprête à lire tes zines ?

« Lavez-vous bien les mains »

rédigé par ☞ Yann Quelennec
Antoine Marchalot x un fanzine par mois

( Parfois indisponible dsl. )